C’était une belle fin de journée, en plein été à Bordeaux. Je rentrais chez moi, posai mon vélo, montai les marches cabossées vers mon petit appart. Mon cocon douillet, meubles de pin, sofa rouge sombre, peintures africaines aux murs. Bougies, encens, zen total pour oublier ma vie d’auxiliaire de vie épuisante. Mais ce soir, sourire aux lèvres. J’avais croisé ses yeux verts au tramway. Chemise rose clair, teint hâlé, svelte. Regards aimantés. Sourire échangé. Tram parti, on s’est tenus par les yeux. Magie pure.
Rentré, bain chaud. Sels de lotus, bougies, musique zen. Gant tiède sur le visage. Mais lui hante tout. Visage tatoué dans ma tête. Coeur qui bat fort. Je sais, c’est fou, mais ça arrivera. Sortie sur les quais, robe échancrée neuve, maquillage soigné, cheveux mèches blond-rouge lâchés, talons inhabituels. Parfum, prête pour l’inconnu.
L’Approche : La Tentation Insoutenable
Quais animés, miroirs d’eau, clapotis. Pieds nus dans la fraîcheur. Rire d’enfant. Lui, là. Antonio. Grand, cheveux poivre-sel, mèche rebelle, yeux vert-gris magnifiques. Tenue hawaïenne criarde. Main chaude dans la mienne. Voix suave : italien de Florence, proprio de villas, famille immense, célibataire, père de jumeaux. Je parle de mes gosses, boulot, vie dure. Alchimie électrique. Glaces tardives, mains enlacées. Tension monte. Sa cuisse contre la mienne. Souffle court. Je sais ce qui va suivre. Tabou brûlant. Mère dévouée, zen, je vais céder. Insoutenable. ‘Viens’, murmure-t-il. Je suis.
On s’éloigne vers un coin sombre des quais, près des embarcations. Ombres des ponts. Adrénaline pure. Il m’attire contre lui. Bouche sur la mienne, vorace. Langues qui s’emmêlent, salive chaude. Mains partout. Il déchire presque ma robe. ‘Putain, t’es à moi ce soir’, grogne-t-il. Je halète : ‘Baise-moi fort, Antonio, j’en peux plus d’attendre’. Chemise arrachée, torse hâlé sous mes ongles. Il me plaque au mur froid, quais déserts maintenant. Jupe relevée, cul nu à l’air. Doigts en moi, trempée déjà. ‘T’es une salope en chaleur’, rit-il bas. Plaisir monte, honte qui chauffe le ventre, se mue en extase.
L’Explosion : La Baise Sauvage et Défendue
Il me pénètre d’un coup sec. Grosse queue dure, veinée. Je crie, souffle court dans l’obscurité. Coups de reins sauvages, brutaux. Claquements de chair, sueur qui coule. ‘Plus fort, défonce-moi !’ hurle-je. Il m’attrape les cheveux, tire en arrière. Seins dehors, tétons pincés. Jambes autour de sa taille, il me pilonne. Vagues de plaisir défendu, tabou absolu : moi, la sainte aide-soignante, baisée comme une chienne en public. Orgasme qui explose, corps qui tremble, jus qui gicle. Il jouit en moi, grognant ‘Prends tout, salope’. Chaud, visqueux, interdit.
Retour au calme. Souffles haletants. Il m’embrasse tendrement. ‘Incroyable’, souffle-t-il. Mais je sais. One-night pur, secret lourd. Frisson du péché pèse. Je rajuste robe, cheveux en bataille. ‘À jamais anonyme’, dis-je. Sourire complice. Je disparais dans la nuit, talons claquant sur pavés. Quais vides, étoiles témoins. Chez moi, bain froid pour effacer traces. Souvenirs brûlants, culpabilité excitante. Personne ne saura. Jamais. Moi, pécheresse assumée.