La boîte de nuit puait la sueur et la chaleur sahélienne. Lumière stroboscopique, basses qui cognent dans la poitrine. Moi, Frida, venue de Lomé pour affaires, je dansais seule, ma peau noire luisante de transpiration. Dans ce Sahel poussiéreux où les femmes sont intouchables, je sentais les regards. Puis lui, l’expatrié français, croise mon chemin. Sourire complice, verres qui s’entrechoquent. On parle fort, on rit. Il sent bon l’étranger, la liberté. Cinq minutes, et je sais : il est de passage, comme moi. Pas de promesses, juste du fun. Dehors, l’air lourd de nuit. Couvre-feu à 23h, risque de planque. ‘Viens chez moi’, souffle-t-il. Mon cœur bat. Interdit ici, excitant. On saute dans sa 4L, direction son bungalow hôtel, jardins autour de la piscine, parking privé comme un motel.
À peine la porte fermée, ses mains sur moi. Je me retrouve nue dans ses bras. Mes petits seins pointus durcissent sous ses paumes. Fesses fermes qu’il malaxe. Ma toison frisée, douce, qu’il effleure. Au lit, c’est bestial. Je le chevauche, sa queue raide en moi. Gémissements vrais, sueur qui coule. Positions folles, jouissances multiples. On baise comme des animaux, sans capote – pas de sida encore, jeunes et fous. Deux semaines de ce feu : nuits volées au couvre-feu, corps emmêlés. La transgression me grise : moi, fille de forêt, libre, dans ce désert moral.
L’Approche
Puis il annonce : sa Française arrive. Françoise. Je serre les dents, bec dans l’eau. Mais le désir persiste, honte chaude qui picote le ventre.
En boîte ce soir-là, il pointe Françoise : blonde, curieuse. Elle m’invite à leur table. On hurle pour se parler, on danse collées. L’air vibre d’électricité. ‘On rentre’, disent-elles à l’unisson. Dans la 4L, arrière : leurs souffles se mêlent, papouilles, baiser vorace. Je vois dans le rétro ses yeux écarquillés devant. Arrivées au bungalow, on le pousse dans la chambre. Assis au fauteuil, on l’attache : ceintures, foulards. Il bande déjà, pantalon tendu.
Debout devant lui, on s’embrasse à pleine bouche. Mains partout : je malaxe ses seins pâles, elle empoigne mes fesses noires. Déshabillage lent, sensuel. Sa peau claire contre ma peau sombre, contraste brûlant. Il gémit, queue sortie, dressée. On sent l’odeur de la boîte, sueur épicée. Douche : je vois ses mains savonneuses sur mon ventre, entre mes cuisses, doigts qui glissent dans ma raie. Je m’agenouille, langue sur sa fente, clito gonflé. Elle guide ma tête, hanches qui roulent. Bruits étouffés par l’eau, vapeur qui monte. Frustrant pour lui, moitié d’écran porno.
L’Explosion
Sur le lit, je m’allonge au bord. Elle entre mes cuisses : langue traçante, du trou au bouton, rapide. Bouche aspirante, doigts enfoncés dans ma chatte trempée, l’autre main sur mon cul. Je crie, orgasme qui secoue. Lui, apoplectique, bave aux lèvres.
On le détache, douche à trois. Savon glissant : une sur ma queue à lui – non, attends, lui. Devant/derrière, on le lave sans le finir. Pitié : au lit, langues sur son gland, boules. Il gicle fort, sperme épais sur nos visages, cheveux. On s’embrasse, barbouillé de lui. 69 endiablé : moi dessus, fesses noires offertes. Sa langue à elle dessous, écartant mes chairs, badigeonnant mon trou de son jus. Son gland pousse. Je crispe, douleur piquante qui fond en plaisir. Langue de Françoise sur mon clito : je m’empale, fesses relevées. Va-et-vient, couilles claquant. Orgasme triple, corps secoués.
Une semaine ainsi. Jours solitaires, soirs à l’Eau Vive, nuits à trois. Elles se bouffent, j’encule – non, lui en moi. Plaisir pur, sans amour. Juste chairs, sueurs, cris dans l’obscurité du bungalow. Couvre-feu complice.
Françoise repart. Vie reprend. Un soir, je laisse un mot : ‘Merci pour ces flammes’. Disparue dans la nuit sahélienne, secret qui palpite encore, honte délicieuse transformée en frisson éternel.