Je me réveille seule dans le lit de Colette, draps trempés de nos nuits folles. Les oiseaux chantent dehors, mais mon corps palpite déjà. Elle surgit, bustier noir, seins débordants, pinces plombées sur ses tétons, créoles de bronze tintant à ses lèvres gonflées. ‘Debout, paresseuse !’ Sa badine effleure ma peau nue. La promesse d’une initiation à la souffrance m’enflamme. Je m’expose, seins pigés, cuisses ouvertes. Mon cœur cogne. L’interdit m’appelle.
Dix minutes pour me laver. Retard : trois coups sur les fesses. Supportable. Puis le trône turc. ‘Ouvre ton cul !’ L’angoisse monte. Lavement. Canule froide dans l’anus, eau qui gonfle mon ventre. Je gémis, retiens, me vide en cascade humiliante devant elle. Honte brûlante qui coule en moi comme lave, se mue en désir poisseux. Mot de sécurité : Diotima. Mais je ne le dirai pas. Assise en tailleur, talons enfoncés dans chatte et cul, je balance, muscles qui s’ouvrent. Prière arabe, langue sur ses sandales, sucette à ses orteils. Elle me lèche la raie. Doigt dans le cul. Croix en X. Inspectée, palpée, humiliée : ‘Seins tombants, aréoles grumeleuses.’ Pinces partout. Panier au cul qui tire mes lèvres. La douleur explose, mais sous elle, mon ventre bout. Je cède. Je veux tout.