C’était le 5 mai, au Marumba, ce club chic près de Montpellier. Lumière tamisée, masques noirs sur les visages. Mon cœur battait la chamade. Mon mari m’avait traînée ici pour pimenter notre routine morne. Quatre mois de disputes pour en arriver là. J’hésitais, mais le champagne coulait, les regards me dévoraient. Laurent s’approche. Blond, baraqué, quarantaine assurée. ‘Puis-je inviter Madame à danser ?’ Sa voix rauque me transperce. Mon homme hoche la tête, la gorge nouée. Je me lève, ma robe bleu nuit remonte sur mes cuisses épilées à blanc. Pas de culotte, juste mes bas et mon porte-jarretelles. Insoutenable.
Sur la piste, ses mains glissent sur mes hanches. Il colle son corps au mien. Je sens son érection dure contre mon ventre. La musique pulse, lente, langoureuse. Mes seins frôlent son torse. La chaleur monte, une honte brûlante qui picote ma peau. Je danse, ondulant malgré moi. Son souffle chaud dans mon cou. ‘Tu es sublime’, murmure-t-il. Je cherche mon mari du regard, il danse avec Marie, sa petite blonde timide. Jalousie et excitation se mêlent. Au bar, il pose sa main au bas de mes reins, descend vers mes fesses. Mon antre s’humidifie. Traître. On monte l’escalier en colimaçon. Ses yeux rivés sur l’ourlet de ma robe, il mate mon cul nu. La tentation devient insupportable. Je pousse la porte d’une chambre. Glace sans tain partout. Mon corps tremble. Il retire son masque, m’embrasse violemment. Sa langue force mes lèvres. Ses doigts écartent mes cuisses, frôlent mon minou trempé. ‘Je vais te prendre’, grogne-t-il. La peur monte, mais le frisson de l’interdit m’enflamme. Puis sa langue glisse entre mes fesses. Dégoût. Peur viscérale. Je le repousse. ‘Non !’ Il hurle, furax, capote fluo au poing. Il claque la porte. Je m’effondre, nue, en larmes. Recroquevillée sur le lit, la honte me ronge, brûlante comme du feu.
L’Approche : La Tentation Insoutenable
Mon mari surgit. Il me serre, embrasse mes larmes. ‘Je t’aime.’ Ses mains sur mes seins, instinctivement. Mes tétons durcissent. Ma main trouve sa queue, raide maintenant. Nos bouches se dévorent. ‘Viens, tout de suite !’ Je l’attire sur moi. Il s’enfonce d’un coup, jusqu’à la garde. Ma chatte rasée l’avale, salive abondante. Fougue oubliée. Il va et vient, sort entièrement, replonge plus fort. ‘Défonce-moi ! Plus vite, plus fort ! Fais-moi crier !’ Je hurle des mots sales, inédits. Mon corps s’arque, dur comme l’acier. Souffle court, sueur poisseuse. Obscurité percée de gémissements. ‘Fais-moi jouir, nom de Dieu !’ Il me pilonne, sauvage. Je rugis, explosant en spasmes volcaniques. Il se vide en moi, élixir chaud coulant de mon ventre. Applaudissements. Le patron, sourire en coin. ‘Exceptionnel.’ Tous nous ont vus. Glace sans tain. Exhibition forcée. Plaisir défendu décuplé.
Marie entre, triste. Alexandra – moi – la console. Je l’allonge, embrasse son ventre plat, ses cuisses fines. Ma langue danse sur sa peau, évitant son brugnon lisse. Elle couine. Mon mari la câline, la baise la main. Elle jouit, tremblante. Retour au calme. On se rhabille, masques remis. Secret lourd, délicieux. On disparaît dans la nuit, sans trace. Chez nous, on refait l’amour comme des fous. Le Marumba nous a guéri. Mais ce péché me hante, brûlant, inavouable. Même à ma meilleure amie, non.