La porte de la mansarde rue Girardon, au 5, grince sous mes doigts tremblants. L’air froid de novembre porte encore l’odeur de peinture rance et de nos sueurs mêlées. Trente ans après, je reviens, Anonyme, la pécheresse qui n’a rien oublié. Ce jour-là, dans les années 50, Montmartre bohème, j’étais sa muse. Nue devant son chevalet, sous la lumière pâle filtrant par la fenêtre mal calfeutrée. Le poêle ronflait faiblement, chassant à peine le gel de l’hiver. Mon cœur battait déjà trop fort. Ses yeux sur ma peau, traquant chaque courbe de mes seins, le galbe de mes hanches, la fente sombre entre mes cuisses. ‘Tiens la pose, Blanche’, murmurait-il, pinceau en main. Mais son regard dérapait. Je le voyais, cette faim brute sous son calme d’artiste. Ma chatte palpitait. La honte montait, chaude, comme un feu liquide entre mes jambes. Je serrais les dents, mais mon corps trahissait. Tétons durs, souffle court. Chaque coup de pinceau résonnait comme une caresse. Je ne tenais plus. La tentation devenait insupportable. Foutue bohème, où l’art frôle le vice. J’ai décidé de céder. De franchir la ligne. ‘Et si on arrêtait de peindre ?’ ai-je lancé, voix rauque, en écartant légèrement les cuisses. Il a lâché son pinceau. Ses yeux noirs. ‘T’es sûre ?’ J’ai hoché la tête, la gorge sèche. Le péché appelait.
Il s’est jeté sur moi comme un fauve. Ses mains rugueuses d’avoir tant pincé m’ont plaquée contre la toile vierge. L’odeur de térébenthine et de son désir mâle m’étouffait. ‘Putain, Blanche, t’es à moi maintenant’, grogne-t-il en déchirant ce qui restait de ma chemise légère. Sa bouche avale un sein, mordille le téton. Je gémis, arque le dos. Mes ongles griffent son dos cambré. Il descend, langue vorace sur mon ventre, puis là, sur ma fente trempée. ‘T’es déjà en feu, salope’. Je halète, ‘Lèche-moi fort, fais-moi jouir’. Sa langue fouille, aspire mon clito gonflé. Mes cuisses tremblent, le plaisir monte comme une vague sale. Il se redresse, baisse son pantalon. Sa bite jaillit, épaisse, veinée, dressée comme un pinceau géant. Pas de capote, rien. Brut. Il me soulève, jambes autour de sa taille, et me pénètre d’un coup sec. ‘Aaaah !’ Je crie, la douleur fond en extase. Il me baise contre le mur, coups de reins violents, claquant ma chair. Le poêle craque, les toiles tremblent. ‘Plus fort, défonce-moi !’ hurle-je, perdue. Sa queue me remplit, frotte mes parois sensibles. Sueur qui coule, souffles courts dans l’obscurité de l’atelier. Je jouis la première, spasmes qui me secouent, mouillant sa bite. Il grogne, ‘Je vais te remplir’, et explose en moi, sperme chaud giclant au fond. On s’effondre sur le sol poussiéreux, pantelants, corps collants.
L’Approche Fatale dans l’Atelier
Le silence retombe, lourd. Son sperme coule entre mes cuisses, marque du péché. La honte revient, brûlante, mais mêlée à un frisson délicieux. ‘C’était… interdit’, murmure-t-il. Je me rhabille vite, jambes flageolantes. Pas un mot de plus. Le secret nous lie, nous brûle. Je sors dans la nuit de Montmartre, ruelle des Saules, pavés glissants sous la pluie fine. Le vent froid fouette ma peau encore sensible. Personne ne saura. Ni lui, ni les artistes du Lapin Agile, ni les ombres bohèmes de la place du Tertre. Je disparais, ombre parmi les ombres, le poids du vice niché au creux de mon ventre. Ce plaisir défendu hante encore mes nuits. Montmartre garde mes secrets.