Sur la digue de Knokke-Heist, le soleil cogne dur. J’ai quarante-huit ans, mariée à un con, et je viens de lui claquer la porte au nez après une énième engueulade. ‘Je me ferai baiser par le premier venu !’ que je lui balance, furieuse. Superstitieuse comme je suis, je sais que je vais le faire. Le cœur qui bat la chamade, la chatte qui palpite déjà d’interdit. Je mate les mecs. Un vieux en scoot, un hassidique, un oiseau avec jumelles. Rien. Puis lui : peau tannée, cheveux gominés, accent slave épais. ‘Ça vous dirait de faire l’amour ?’ Les mots sortent, rauques. Il sourit, dent en or qui brille. ‘Oui, tu me plaire beaucoup. Je vais te baiser bien.’ La honte me chauffe les joues, descend jusqu’au ventre. Insoutenable. On s’enfonce dans les dunes, sable brûlant sous les pieds. Il me porte quand j’ai mal, pose sa bouche sur mon pied piqué. Sa main remonte mes cuisses. Je tremble. ‘Pas peur, je gentil.’ La ligne est franchie. Je cède.
Derrière l’argousier, il étend sa chemise. Me déshabille lentement, compliments maladroits : ‘Femme très belle, wonderful.’ Je roule sur le ventre, ses mains enduisent de crème, glissent sur mon dos, dégrafe le soutif, baisse la culotte. Son sexe dur contre mes fesses. Je me redresse, le fais allonger. Sa queue massive jaillit. Je l’embouche, avide, suce fort, tire sur ses couilles. ‘Oh putain, doucement…’ Il gémit, halète. Je l’enfourche, descends ma chatte trempée sur sa bite. Lente au début, puis je tangue, sauvage. ‘Baise-moi plus fort !’ Ses mains sur mes seins affaissés, suce mes tétons. Il me retourne, bouffe ma chatte, langue vorace. Je hurle presque, jambes écartées, cuisses tremblantes. ‘Lèche-moi, salaud !’ Il me pénètre à nouveau, me pilonne, cul en l’air. L’orgasme explose, spasmes violents, je griffe le sable, cris étouffés. Il jouit en grognant, sperme chaud qui gicle au fond. On s’effondre, sueur, sable, haleine lourde. Plaisir défendu, brut, qui me ravage.
L’Approche : La tentation qui devient insupportable
Le calme revient, corps lourds. Je m’assoupis, paisible pour la première fois depuis des lustres. Réveil brutal : seul. Volé. Sac, fringues, tout parti. Nue dans les dunes, honte qui flambe à nouveau, mais transformée en frisson. Son mot : ‘Sorry, tu es belle, merci.’ Je m’habille avec ce qu’il a laissé, cours vers la digue, croise mon mari en train de se branler avec ma culotte. Dégoût total. Au poste, mensonge à la fliquette. Puis je croise ce couple, Lou et Bastien. Elle m’emmène. Dans la Toyota, libre enfin. Le secret pèse, délicieux. Je disparais dans la nuit vers Bruxelles, sans trace, sans regrets. Juste le goût de sa bite sur la langue, le feu dans les reins. Pécheresse assumée.