Je m’appelle Anonyme aujourd’hui. Parce que cette confession, je ne la fais à personne. Pas même à ma coloc. C’était dans ce café minable, près de la librairie Moby Dick. J’ai vu Achille Lefort assis là, son regard perdu dans le vague. Ces yeux noisette immenses, cette mâchoire carrée, ce corps de sportif sans effort. Il marmonnait pour lui-même, pensant à elle. Pénélope Tancrène, sa muse de la librairie. Je le savais. Il y traîne tous les jours pour elle. Mais moi, Valériane, étudiante en droit, je m’en fous. Sa beauté m’a happée direct. J’ai osé m’asseoir. ‘Bonjour.’ Sa voix grave m’a fait frissonner. On parle, il est ailleurs. Il refuse de m’offrir un café, dit que c’est infect. Je propose d’aller ailleurs. Il sourit enfin. ‘Je ne connais pas la ville.’ Mon cœur bat fort. La tentation monte. Il parle livres, j’avoue que bof. ‘Et nous pourrions faire l’amour, si vous n’aimez pas la littérature.’ Il propose direct. Pas de blabla. ‘Vous me baiserez d’abord.’ Les mots sortent crus de ma bouche. Il acquiesce. On sort. Direction son appart, trois-pièces en bordel de cartons. Livres partout. Odeur de neuf et de papier. Mon ventre se noue. C’est mal. Il est fou d’elle, pas de moi. Mais ce frisson… insupportable. Je décide. Je franchis la ligne. Péché pur.
La porte claque. Je le pousse sur le canapé moderne. Mes mains tremblent d’excitation. Je retire mon haut, soutif qui saute. Mes seins lourds se libèrent, tétons durs comme cailloux. Il me fixe, impassible. Je baisse sa braguette. Sa queue jaillit, épaisse, veinée, prête. Pas de préliminaires à la con. Je grimpe sur lui, culotte écartée. Mouillée déjà, ma chatte dégouline sur ses cuisses. ‘Baise-moi fort, Achille.’ Il grogne. Ses mains agrippent mes hanches, larges, possessives. Je m’empale. Lentement d’abord. La sensation : brûlure divine, plénitude qui étire mes parois. Puis je m’enfonce d’un coup. Clac. Souffle coupé. La chaleur monte, honte qui vire au plaisir. Il est en moi, énorme. Je chevauche. Bassin qui claque sur le sien. Bruits obscènes : succions humides, peau contre peau. ‘T’es une salope, hein ?’ je halète. ‘Putain, ouais, défonce-moi.’ Ses hanches remontent, coups de boutoir sauvages. Mes seins ballotent, il les malaxe, pince les pointes. Douleur-lust qui explose. Sueur partout, nos corps glissent. Odeur de sexe brut, musquée. Son souffle court dans mon cou, obscurité des cartons qui nous avale. Je jouis première. Vague qui me secoue, chatte qui convulse autour de lui. ‘Putain, Achille !’ Il me retourne, chien. Me pilonne sans merci. Ses couilles claquent mon cul. ‘T’es pas Pénélope, mais ta queue est à moi maintenant.’ Il rugit, se vide en moi. Jet chaud, abondant. Tremblements. On s’effondre, pantelants.
L’Approche : La Tentation qui Devient Insoutenable
Le calme revient. Son sperme coule entre mes cuisses, poisseux. Il ferme les yeux, pense déjà à elle. Pénélope. Son ange. Moi ? Un trou rapide. Le secret pèse. Frisson froid. J’ai transgressé, volé un bout de son obsession. Plaisir défendu qui me hante. Je me rhabille en silence. Pas un mot. Il somnole. Je disparais dans la nuit. Portière qui claque dehors. Rue déserte. Sourire aux lèvres. Pécheresse assumée. Personne ne saura. Jamais.